La Souris Verte de Rennes

Réseau Universités Sans Frontières : bilan 2007-2008

mardi 29 avril 2008 par La Souris Verte de Rennes

La Souris Verte est engagée depuis l’origine dans ce projet qui a pour objectif de veiller, sur le terrain que nous fréquentons quotidiennement, c’est-à-dire l’université (Rennes 1 et 2) de s’organiser pour résister à la politique de l’immigration, politique du chiffre, à l’origine de nombreux drames humains, une politique qui cherche à nier l’existence de personnes. Les flux de la migration ne s’arrêteront pas. Tant qu’il y aura de l’extrême pauvreté dans ce que l’on nomme le Sud, des hommes chercheront à parvenir par tout moyen en Europe. Ne soyons pas là pour détruire leur rêve et offrons-leur la liberté dont nous jouissons, celle de circuler. Le RUSF milite donc pour la régularisation de tous les Sans Papiers.

Le RUSF réalise donc un travail quotidien pour soutenir les étudiants d’origine étrangère rencontrant des difficultés afin d’avoir le droit de demeurer en France pour étudier. Il cherche à mobiliser les étudiants, enseignants et personnels de l’université autour de ceux qui reçoivent une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Il s’est mobilisé autour de Mina, d’origine comorienne, à l’automne dernier. Il est actuellement au côté de Valérie, étudiante en fac de droit, résidant en France depuis 10 ans maintenant, ayant obtenu ici son brevet des Collèges et son baccalauréat. La préfecture, car elle a redoublé, estime qu’il y a non progression dans son parcours universitaire. Elle vient de passer au tribunal administratif en recours contre l’OQTF qu’elle a reçue en décembre dernier. Nous sommes dans l’attente du résultat de ce jugement, que nous espérons favorable. Il faudra sinon mobiliser du monde autour d’elle. À côté de ces mobilisations, il y a tout un travail d’accompagnement des personnes afin qu’elles puissent bénéficier de tous leurs droits. Avoir un titre de séjour étudiant n’est pas la panacée. On n’a pas le droit aux bourses. On n’est autorisé à travailler que 20h maximum par semaine. Donc si on n’a pas une famille aisée derrière, on est contraint à une grande précarité.

Dans cet état d’esprit, le RUSF vient de mener courant février et mars une campagne d’information sur l’autorisation provisoire de séjour délivrée aux jeunes diplômés (à partir du niveau master) qui donne le droit de rester sur le territoire après l’obtention de son diplôme pour pouvoir travailler. Cependant, obtenir cette autorisation est compliqué. Un arrêté pris l’été dernier est venu par exemple préciser que la demande devait être réalisée au minimum 4 mois avant la fin du titre de séjour étudiant, ce qui a provoqué des situations complètement ubuesques : une dizaine de personnes (selon le MRAP), sur la ville de Rennes cette année, bénéficiant de ce droit, après obtention de ce diplôme, n’avait pas été informé de ce délai se retrouvaient donc dans l’illégalité. Le RUSF cherche donc à prévenir ces situations, car il est ensuite compliqué, et difficile à supporter par les personnes, de se retrouver « sans papiers » et contraint de quitter le territoire. Le RUSF cherche aussi à sensibiliser le plus grand nombre sur la situation des sans-papiers. Le 26 mars, elle a organisé divers évènements en ce sens à l’université de Rennes 2 : une conférence sur les centres de rétention et sur la future Directive européenne qui doit être voté prochainement ( surnommée directive de la honte, une pétition en ligne est à signer), en présence de membres du MRAP et du Collectif de soutien aux personnes sans papiers de Rennes. Le film « Sans papiers ni crayons » a été diffusé présentant le parcours d’enfants sans papiers. En parallèle, l’exposition de la Cimade, « Ceci n’est pas une prison » , présentait des clichés de ce qui se passe dans les centres de rétention. Dans le même mouvement, le RUSF s’est joint aux autres collectifs de soutien aux sans-papiers de rennes et d’ailleurs lors des différents rassemblements et manifestations (19 janvier et 8 mars) qui ont eu lieu pour la fermeture du centre de rétention de Saint Jacques de la Lande. Il s’est aussi déplacé à la manifestation nationale lancée par le RESF, le réseau Unie Contre l’Immigration jetable… qui a eu lieu le 5 avril sur Paris.

Voilà donc un résumé des activités du RUSF ces derniers mois, auxquelles la Souris Verte essaie de joindre autant que possible. Le travail est énorme et ne serait pas possible sans l’existence d’un réseau réunissant les forces de différentes organisations politiques et syndicats ou encore de militants non encartés.


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